La culture c’est là d’où je viens : on construit son goût et son jugement en se nourrissant de ce que l’humanité a produit avant nous.

 

La culture c’est une ancre marine, un port d’attache où se ravitailler, c’est un tuteur pour m’aider à m’élever et un bâton de marche, les petites roulettes au vélo de ma pensée ; j’y reviens quand je m’essouffle, je grimpe dessus comme sur un plongeoir pour m’élancer, je me cache dedans quand je ne sais plus quoi faire, quoi dire, comment avancer. Il faut savoir d’où on part, sur quoi s’appuyer.

 

La culture c’est une référence commune pour un iconoclasme festif : l’humour accessible du décalage dans la réactualisation, la blagounette à moindres frais ; désacraliser, faire tomber le piédestal du beau, tuer le père à coups de figues molles, danser la gigue sur sa tombe et renaître de ses chrysanthèmes.

 

La culture c’est le retour à l’envie de créer pour participer à sa micro-échelle au discours constant de l’humanité.

 

La culture c’est l’arrogance d’être humain-e.

La culture c’est l’humilité de n’être qu’humain-e.

 

La culture c’est le renouvellement permanent de la joie d’être à la vie sur terre, le renouvellement permanent de l’étonnement émerveillé et étourdissant d’être entouré-e de semblables, et l’inconnu abyssal que nous révèle à chaque instant la vie intérieure de chacun-e des autres dans sa différence radicale de la nôtre.

 

L’art est aussi un-e autre « singe nu en colère » qui essaie de communiquer, au monde en général, à moi en particulier, un fragment de ce qui prend place sous ses cheveux.

 

 CULTURE CONFITURE

la réappropriation c'est

revenir à l'accueil