SYNTHÈSE

 

Depuis toute petite, la narration s’est inscrite dans ma vie quand j’ai commencé à écrire des histoires. J’agrafais des feuilles entre elles et je dessinais dans le blanc des pages.  Des histoires venant de l’imaginaire d’une gosse, des mondes merveilleux, des personnages bizarres. Plusieurs années plus tard, après avoir pris des chemins bosselés et tortueux, je me retrouve enfin dans une école d’art. J’ai toujours su au fond de moi que je voulais créer des images. Mais quelles images ? C’est en avançant dans le milieu artistique et graphique que j’ai commencé à me découvrir.

J’ai toujours été captivée par les livres jeunesse et tout ce qui se rapporte à l’enfant. Ces couleurs, cette richesse que l’on ne trouve nulle part ailleurs, qui permet de s’évader. Je ne suis jamais sortie du monde de l’enfance, c’est comme un petit cocon douillet dans lequel je me sens bien. Nature, sensibilité, fabriquer et raconter, monde enchanteur, spectacle, étrange, voilà les mots que j’ai choisis d’approfondir dans ce corpus. J’ai cherché comment je pouvais hiérarchiser ces mots dans une carte qui me ressemble mais en même temps une carte claire et compréhensible. Finalement, j’ai eu envie de faire une illustration en papier découpé, ce qui ressemble à ce que j’ai l’habitude de faire, une fleur, où les mots sont accrochés aux racines. Chaque groupe de mots possèdent une couleur différente pour mieux s’y retrouver ; il suffit de cliquer sur les gros caractères pour avoir une information plus précise du mot. Tous les termes que j’ai cité dans cette carte sont en lien avec moi et me suivent dans mon quotidien. Mes références tournent autour de mes centres d’intérêt et des techniques artistiques que j’apprécie en général. Ce sont des choses dont j’ai envie de parler car elles me touchent profondément, comme des illustrations et des gravures qui font naître en moi des émotions, ou des films et des spectacles qui me questionnent et m’inspirent. Néanmoins, je sens qu’il me manque une chose, une chose qui persiste toujours. J’ai évoqué la notion de spectacle, un terme important pour moi. Je crois que c’est ça qui me manque, cette dimension du spectacle. J’aimerais ajouter l’art du spectacle à mes expériences et connaissances artistique. Je pense à la fabrication de décors ou à la conception de marionnettes, en tout cas ça me plairait bien.

Quand on me demande ce que je veux faire plus tard, je réponds toujours « je ne sais pas, je veux tout faire ». Ce n’est pas évident de faire des choix en ce qui concerne l’avenir, pour être honnête, ça me fait peur.

Je m’intéresse aussi à l’artisanat, une notion que je n’ai pas cité dans ma carte. J’ai un besoin de créer et fabriquer des choses avec mes mains. J’aime travailler avec des matières naturelles comme le tissu ou la terre. J’aime broder, coudre, faire des bijoux en céramique dans mon temps libre. Quand j’étais petite je faisais beaucoup de terre avec ma tante qui était céramiste. En grandissant je m’en suis éloignée mais je m’aperçois que je veux redécouvrir cet art. D’ailleurs, je vais bientôt faire un stage avec deux céramistes qui ont un atelier à Besançon, j’ai hâte. Après mes deux ans à l’école, j’aimerais arrêter les études et dans le meilleur des cas pouvoir gagner ma vie. Cela me plairait de travailler dans un atelier avec d’autres artistes, sur des projets différents comme l’illustration de livres jeunesse ou presse. J’ai un attachement pour la gravure, un art que j’ai vraiment découvert lors d’un stage à Besançon. Ça m’a donné envie d’avoir un atelier de gravure. Pour le moment, mes techniques de travail sont le pochoir, le tampon et le papier découpé que j’utilise maintenant tout le temps.

Le corpus, ainsi que le journal d’exploration m’ont aidés à mieux me connaître et à trouver ce qui me touche et ce qui me plaît vraiment dans ce que je fais. J’ai trouvé en moi une grande sensibilité qui ne cesse de grandir. Cependant, je n’arrive pas à écrire exactement ce que je ressens, alors je ne sais pas si mon lecteur va me comprendre vraiment. Malgré ma difficulté à décrire le fond de mes pensées, j’arrive toutefois à révéler mes désirs et mes plaisirs. La cartographie m’a permis de me retrouver avec  moi-même et de mieux comprendre ce que je ressens. C’est un peu une recherche sur soi, une exploration de sa propre personne.