MONDE ENCHANTEUR

 

Il y a un part de rêve et de magie dans mon  travail. Mes images sont souvent détachées de la réalité et deviennent utopiques par nature. J’aime imaginer des mondes doux et sucrés. Pour moi, c’est une façon de m’éloigner du quotidien pour pouvoir raconter des histoires rassurantes et positives. Je pars du principe que notre esprit et nos pensées n’ont pas de limites d’imagination et qu’il est toujours bon de s’évader un peu. Dans son recueil Le parti pris des choses, Francis Ponge ré imagine la surface du pain comme une vision panoramique des Alpes et le mimosa comme un personnage de la comédie italienne dans son costume à pois jaune.

L’imagination relie sensibilité et pensée. Cette puissance permet de réaliser mentalement tous les désirs que l’on peut avoir. Les insatisfactions de la vie réelle m’obligent naturellement à mettre de côté le réel en m’imaginant des mondes joyeux et colorés, des paysages merveilleux avec des créatures extraordinaires qui y habitent. Par exemple dans les livres de Claude Ponti, rien est ordinaire. C’est ce que j’aime chez lui, un univers fantastique entre rêves et cauchemars aux paysages farfelus.