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LE COLLECTIF Le travail en collectivité représente une grande partie de mon travail. J’ai toujours aimé imaginer, concevoir en groupe car je trouve le résultat et le processus toujours plus riche. J’ai commencé à aimer cette façon de faire avec mes cours de théâtre au lycée. J’étais en option lourde, je passais beaucoup de temps dans les sous-sols de mon lycée à apprendre des textes, mettre en scène, et organiser des concerts avec les gens de ma classe qui étaient mes amis proches. Nous avions une réelle classe d’artistes en devenir. Il y avait des musiciens, des comédiens, des réalisateurs de clips, une metteuse en scènes, des chanteurs et des comédiens et des dessinateurs. Nous avons vite compris que nous pouvions monter des projets ensemble et qu’il serait dommage de s’arrêter au cours de théâtre. Alors nous avons commencé par organiser des concerts réguliers dans la salle de la mairie et des expositions dans quelques bars parisiens auprès desquels nous démarchions. Il n’a pas été toujours facile de monter des projets ensemble, car nous avions des envies et des façons de faire différentes. Mais nous avons appris à s’écouter à entreprendre également des projets personnels auxquels nous faisions gouter aux uns et aux autres. J’ai pris gout au dessin avec une amie à moi, nos cahiers d’histoires et de maths étaient des carnets de croquis. Ensemble nous avions soif de créations, nous avons écrit et réalisé des petits courts métrages, écris des chansons, monté des expositions. Nous prenons gout à travailler ensemble, il s’y dégage une force qui rend notre travail bien plus appréciable. A Epinal j’ai développé cet amour du collectif. Je réalise la moitié de mon travail en groupe, notamment parce que l’école nous y pousse mais également par envie. A l’extérieur je m’investis dans la déco de soirée ou de clip, réalise des fresques et des expositions dans les quats d’amis à moi et mon rêve serait de monter un festival culturel rassemblant toutes mes passions. J’ai pu développer cette pensée en participant au festival du zinc grenadine en tant que stagiaire. Nous étions 7 stagiaires qui avons plus ou moins l’habitude de travailler ensemble. Plusieurs réunions se sont suivies, et nous avons dû penser ensemble à des décors, des activités manuelles pour les enfants ainsi qu’à la conception de comptes pour enfants. Là encore l’expérience fut chouette et enrichissante. Ce qu’il y a de complique parfois c’est de devoir abandonner son idée de départ quand la majorité se complet dans une autre. Il faut savoir ne rien prendre personnellement et accepter que c’est une « œuvre » groupée et pas individuelle. A chaque expérience que j’ai eu, c’est toujours un accomplissement de réaliser qu’ensemble, un projet a été abouti et pour l’instant toujours réussie. L’autre est une force pour soi et je pense qu’il est nécessaire de l’explorer au plus pour progresser et évoluer artistiquement parlant et socialement parlant bien sûr. Un collectif comme Forme vive, qui réalise des expositions des évènements, des installations m’attire beaucoup et je m’y projette. Je me vois beaucoup évoluer dans un espace comme celui-ci. Un espace dans lequel je pourrais développer mon art avec celui des autres, à la rencontre de nouvelles personnes, de nouveaux mediums…