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LA FAMILLE La famille c’est le noyau de tout. Ce qui lie des personnes du même sang. C’est la protection, l’amour la bienveillance. C’est un nid douillet ou l’on vient se reposer. Certains ne ressentent pas le besoin de lui parler ou de s’y confier. Bien sûr chacun en a sa vision et son attachement. Mais il y a dans la famille quelque chose qui nous relie. Ce thème est récurrent dans la plupart de mes travaux. Je narre des histoires qui présentent des personnages qui ont souvent des liens familiaux et qui les mettent à l’épreuve. Je viens d’une famille aimante, protectrice et bienveillante. Mais la famille, c’est aussi des non-dits, des secrets et des rivalités. Néanmoins, en regardant de plus près les familles des autres, je trouve les liens familiaux, qu’ils soient bons ou mauvais, d’une extrême richesse et complexité. Ce sont des sujets qui racontent tant d’histoires. C’est une source inspirante qui amène des péripéties qu’on croirait sorti de films. Les rivalités, les jalousies, les tromperies, les blessures qui ne guérissent pas. C’est, à mon sens, très inspirant et j’ai plusieurs fois eu l’envie d’écrire sur eux, ces personnalités forte composants une famille unie et morcelée à la fois. En écrire des pièces de théâtre, ou en dessiner des chroniques détournées de façons comiques ou dramatique, il y a quelque chose à explorer. J’en ai l’envie et l’inspiration quoi qu’il arrive. Dans mes deux dernières éditions je mets en scène une femme déambulant, à la recherche d’un membre de sa famille. La première retourne à l’endroit où son fils s’est noyé et essaye d’en faire son deuil. L’autre essaye de retrouver sa sœur en fugue. Ce sont toutes deux des situations inquiétantes, sombres ou mélancoliques. Et c’est après avoir réalisé ces travaux que j’ai pris du recul. Cette fille c’est moi et ses peurs quotidiennes. La peur de la mort, de la perte, de la solitude. J’ai transposé mes pleurs à travers le personnage de cette jeune mère, puis de cette grande sœur. J’illustre ce qui est important pour moi en le mettant en péril. Des films comme un air de famille de Cedric Klapish, Le premier jour du reste de ta vie de Remi Besançon ou encore Juste la fin du monde de Xavier Dolan m’ont inspiré et m’ont transmis l’envie d’écrire des dialogues, et des bandes dessinées qu’elles soient rigolotes ou dramatiques. Ce sont des films très juste qui représentent la famille de façons différentes. Juste la fin du monde est un film plutôt dur qui parle d’une famille qui se retrouve après une longue absence, il met en scène des relations compliquées de fratrie. Le jeu des acteurs est formidable et la façon de filmer nous fait penser que nous sommes enfermés dans cette maison familiale avec les personnages. Un air de famille de Cédric Klapish est plus ancien, raconte une réunion familiale célébrant un anniversaire. Ce film est plein d’humour sensibles et de dialogues fidèles à la réalité. On pleure, on rit, il m’a procuré beaucoup d’émotions différentes et c’est également en ça que je trouve ce film très représentatif de la famille.