S

Y

M

É

1

2

3

Fig.1

Wes Anderson, Fantastic Mister Fox, 2009.

 

 

Fig.2

Wes Anderson, The Grand Budapest Hotel, 2014.

 

Fig.3

Marco Marchetti, 1556, décors grotesques du Palazzo Vecchio, Florence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

T

R

I

E

S

Mon adoration pour la symétrie découle sûrement de ma fascination pour le chiffre 2.

La symétrie distribue les choses dans un ordre bien précis autour d’un centre ou d’un axe.

Elle impose une vue frontale, directe et forte.

Elle se retrouve partout, dans toutes les cultures et toutes les époques.

Sur le papier, elle structure. Dans la nature, elle est  constante. Dans un espace elle peut déstabiliser.

 

La symétrie est un mode de composition que j’utilise dans mon travail. Cependant je ne cherche pas la symétrie parfaite.

Serais-je donc plus attirée par l’asymétrie ?

La symétrie et l’asymétrie, bien qu’identiques à l’oreille, leurs définitions sont strictement opposées.

Effectivement j’aime l’asymétrie « légère»,

l’asymétrie qui tend vers une composition parfaite.

 

 

Au départ, je pense symétrie.

Puis, je viens placer ce petit quelque chose qui fait d’une organisation idéale et statique, en une organisation réelle et vivante.

En effet la symétrie rend la chose immobile, comme déjà tracée, stricte, qui ne peut être changée.

Lorsque je parle d’asymétrie légère et du petit quelque chose qui vient déroger à la règle, j’y vois  la possibilité de se tromper, de faire une erreur, et donc l’émergence d’une nouveauté.

En y réfléchissant, je pense alors être à la recherche de l’équilibre et de l’harmonie entre les éléments, sans forcément la symétrie en elle-même.

 

Je recherche l’équilibre juste, l’équilibre d’un mélange qui forme une unité.