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Fig.1

Stéphane Mallarmé, Un coup de dés jamais n’abolira le hasard, revue Cosmopolis, n° 17, avril-mai 1897, publiée par Armand Colin.

 

Fig.2

Mies Van Der Rohe, Page de titre de la revue G, n° 3, juin 1924.

 

Fig.3

Marion Bataille, ABC 3D, 2008, Albin Michel jeunesse.

 

 

 

 

 

 

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Je m’intéresse depuis peu à l’étude de la lettre. C’est donc pour cela que j’ai choisi la forme d’un abécédaire pour ce corpus.

Ce que je peux retenir c’est mon intérêt visuel mais aussi sonore de la lettre.

En 1897, Mallarmé a composé un des tout premiers poèmes typographiques de la littérature française.

Il joue avec toutes les variations : la taille, les majuscules, l’italique.

Dans le même registre on retrouve les calligrammes d’Apollinaire en 1918 dans son recueil Poèmes de la paix et de la guerre. Ce que j’aime ici c’est la composition dans la page. Les mots deviennent des formes dans un espace.

La relation entre lettres et images se retrouvent dans le dépliant la prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France, qui met en relation l’écrit de Blaise Cendrars et les aquarelles de Sonia Delaunay. Le texte et l’image ne sont pas opposés mais sont imbriqués l’un avec l’autre. Je m’intéresse particulièrement à cette association dans la composition de mes affiches. J’essaye de plus en plus de confronter ces deux éléments pour former une image complète.

Le plus souvent, les compositions typographiques se retrouvent sur les couvertures des livres ou sur des affiches. On en retrouve d’ailleurs sur les couvertures des revues Dada, mais aussi dans les compositions futuristes.

 

L’assemblage de lettres c’est aussi faire appel à des sons, notamment les onomatopées très présentes dans les écrits de Filippo Marinetti.

Il existe plusieurs procédés qui permettent de jouer avec les sons, on les retrouve souvent en poésie. Il y a l’allitération qui est la répétition des consonnes, et l’assonance qui est la répétition d’une voyelle. Tout cela a pour but de créer des rythmes.

Dans mon édition Monsieur Tilleul, je mets en relation texte et image. Mon texte est rythmé par des rimes en chaque fin de phrase. C’est un texte très court dans lequel je viens mettre en avant certains mots grâce au retour à la ligne.

J’aime aussi voir la lettre en tant que forme. à l’origine, les lettres de alphabet latin étaient des formes qui ont peu à peu évolué pour devenir l’alphabet que nous utilisons aujourd’hui. J’aimerais me renseigner davantage sur ce sujet. J’aimerais, dans mes futures compositions, essayer d’introduire la lettre comme une forme à part entière sans forcement l’associer à son attribut de lettre.

Je retrouve le principe de lettre forme dans le livre pop-up de Marion Bataille. La lettre se transforme en volume et se compose grâce au mouvement, aux lignes et au jeu de miroirs.