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Fig.1

Lorenzo papace et Vincent Pianina, L’imaginaire au pouvoir, exposition Gustave Doré au musée d’Orsay, 2014.

 

Fig.2

Beatrice Alemagna, Un lion à Paris, 2006, Babelio.

 

 

 

 

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Je découpe et je colle. Dans nombreux de mes travaux j’utilise le découpage. C’est ce que je fais pour mon animation au chat botté. L’histoire se déroule dans une boutique de chaussures, le lieu est étrange et tordu. On y trouve deux personnages avec un corps qui est dessiné et aux mains, pieds et visage tirés de photos ou de tableau. Comme c’est un mélange de deux dimensions cela déstabilise. Je trouve que ramener du réel au milieu d’une image dessinée apporte de la profondeur et du volume à la composition, mais créé surtout ici une sensation bizarre de réalité improbable. Il m’arrive aussi de faire des productions qui ont pour but d’être découpées par d’autre personnes que moi. Dans mes kits je demande à l’utilisateur de venir découper mon travail pour le recomposer à sa façon.(K) C’est le cas pour l’affiche même par peur et le dépliant Découpe ta tondeuse. Dans ces kits on y trouve un document et des petits éléments à découper soient même pour les faire intervenir de différentes façons dans ensemble de la production.

Je plie. J’ai la chance de faire un plan pour la ville de Nancy à l’occasion de la nuit des musées. Il

a pour but de guider les visiteurs point d'un A point à un B et d’indiquer où se trouvent en ces deux points les différentes productions de mes camarades. J’ai toujours aimé les plans. Déjà de par son côté explicatif. Il impose une certaine composition qui permet de relier le plus judicieusement possible les textes et les images. L’important c’est que le plan doit être juste, précis et clair pour être compris de tous et ainsi pouvoir guider et renseigner. De par son aspect, c’est un objet qui se manipule,  qui s’ouvre et se ferme. Quelquefois il peut être annoté. Au fur et à mesure d’être utilisé le plan se froisse, se corne et peut même se déchirer. C’est un objet en constante évolution.

Je déploie. Mon édition Monsieur Tilleul est un livre participatif. À chaque page le lecteur vient manipuler des éléments en relation avec le texte. C’est une sorte de livre pop-up dans lequel on déploie des objets pour les faire vivre au sein de la page. Bien que le papier soit de forme plane j’essaye d’exploiter ce matériau au maximum jusqu’à ce que celui-ci se manipule dans l’espace et devienne un volume.